plus de détails
DESCRIPTION

Archéologie :

C'est en février de l'an 1458 que des lettres du roi de France Charles VII accordèrent à François de Vendel, chevalier, la permission de fortifier son "hostel" de l'Ebaupinaye.

Il profita de cette autorisation pour construire la maison forte, typique de l'architecture médiévale guerrière du XVème siècle.

L’Ebaupinaye fut habitée jusqu’à la Révolution de 1793 lorsqu’elle fut saccagée.

Puis les charpentes et les planchers furent dévorés par l'incendie pendant les guerres de Vendée.

Mais l’œuvre principale, bâtie en granit rose avec chaux et sable, garde une stature remarquable.

Cette forteresse médiévale carrée, entourée de douves, qu'enjambe un pont marquant l'emplacement d'un ancien pont-levis, est flanquée sur ses angles de 4 grosses tours, et d'une cinquième sur sa courtine principale.

Un haut parapet crénelé reposant sur une élégante ceinture de mâchicoulis couronne le sommet des tours et des courtines sur tout le pourtour, et lui imprime un caractère belliqueux, plein de charme.

Au-dessus, s’élèvent les pignons qui portaient les charpentes, avec leurs larges fenêtres à croisillons. D’autres fenêtres à meneaux sont percées dans les courtines, principalement dans celles de la façade.

Mais les tours et les accès découverts n'ont que de rares et étroites ouvertures aménagées pour le tir.

L'écusson des de Vendel, gravé au dessus de l'une des fenêtres, sur la façade, témoigne de la construction au XVème siècle, puisque l'Ebaupinaye avait cessé de leur appartenir au siècle suivant.

La maison forteresse de l'Ebaupinaye n'est donc pas un intéressant pastiche du XVème, édifié plus tard par un chatelain intelligent, mais elle date bien du siècle où fut accordée à François de Vendel, l'autorisation royale de transformer le "vieil hoste" en forteresse.

VISITE

La première enceinte constituée par un mur de clôture a disparu , transformée par endroit en chemin, par endroit en muret. Au Sud des douves, il reste un pigeonnier construit en une puissante tour ronde selon la coutume de la région.

A l’intérieur des douves constituant la seconde enceinte fortifiée, dans la cour, la margelle du puits porte aussi les armoiries des de Vendel : de gueules à trois gantelets d'argent. Autour, une jolie maison de pays et divers bâtiments qui ont été agricoles sont adossés à la muraille qui plonge dans les douves.

La troisième enceinte est celle de la forteresse.

Dans sa tour de garde de l’entrée se trouve l'escalier en colimaçon qui monte jusqu'au créneaux, soit à la hauteur d’une maison actuelle de cinq étages environ.

Le premier étage des châteaux étaient les plus prestigieux . Là, dans la tour d'angle du Nord-Est se trouve la chapelle domestique du château dont la clef de voute porte l'écusson des de Vendel. Les titulaires en étaient aussi de droit les chanoines de la chapelle Saint-Georges au château suzerain d'Argenton.

Toujours au premier étage,on peut encore admirer le manteau de la monumentale cheminée de la salle d'honneur, cheminée dans laquelle on pourrait faire rôtir un boeuf.

Tant dans les diverses tours que dans les salles, on peut relever la présence de 14 cheminées de toutes tailles, en plus ou moins bon état, avec des jambages et des linteaux différents de l’une à l’autre.

Taillées dans le granit, ces cheminées ont aussi chacune une décoration différente.

L'Ebaupinaye est classée parmi les monuments historiques depuis le 08 Janvier 1898.